Ce matin, RV est pris à 8h avec Olivier (il s’en est toujours pas remis), faut dire que je propose de faire un parcours de plus de 40km tout en sachant que je partirais au milieu pour cause d’un RV mystique en début d’aprés-midi… On pose ma voiture au Pont Du Loup et on monte dans la voiture d’Olivier direction Cipières, grosso-modo le parcours proposé fait Pont Du Loup - Bramafan - Courmes - St Barnabé - Tourounet - Cipières - Gourdon - Pont Du Loup, bref un joli parcours qui fait un beau 8 avec le Loup au milieu… mais vu mon RV, on part de Cipières afin qu’une fois a Pont Du Loup je puisse m’échapper…
J’ai pas pris de quoi manger, car j’avais tout simplement rien chez moi, Olivier non plus mais plus car il espérait faire tout le parcours pendant la grosse matinée
… Ses ardeurs sont vite calmées par notre démarrage difficile : entre errement a la recherche du sentier et les soucis mécaniques d’Olivier (une crevaison du Saint Esprit et des patins de frein à changer), on démarre doucement. Puis on attaque le bon sentier, givré par le froid… il fait d’ailleurs pas chaud et il faudra la crevaison pour qu’Olivier puisse se réchauffer les mains en pompant facon shadock.
Le single-track à profil montant est pas évident : pas mal de pierres et de marches qui rendent la
progression peu aisée surtout quand le givre rend le sol glissant… On finit par récupérer une grande piste forestière et on n’est pas mécontent de pouvoir enfin rouler plus facilement. Ce fut de courte durée car un patou surgit de la clairière qu’on longe en aboyant fortement… Olivier choisit de descendre du velo et marcher à coté pour pas l’effrayer et calmer le jeu… moi je continue à pédaler très doucement (note pour mon psy : j’ai lu une fois, que pour écarter un chien trop entreprenant, on pouvait lui faire une giclée d’eau grace à un bidon… j’ai jamais essayé, la peur que ca loupe peut-etre), le patou n’est pas agressif mais toujours un peu trop présent et toujours en aboyant. On attend alors un autre aboiement d’un autre patou plus lointain mais se rapprochant… Changement brutal de stratégie pour Olivier qui décide de remonter sur le velo et d’avancer à fond les ballons pour distancer les patous…. Je suis… On se rend vite compte que les aboiements ne faiblissent pas et celui qui était lointain devient meme de plus en plus proche. Rechangement de stratégie pour Olivier, se retournant et voyant que le patou est juste derrière nous, il stoppe net (aidé par un arbre faut dire
) pour à nouveau remarcher à coté du velo… Je crois que son tout droit dans l’arbre à permis d’épater le patou qui est reparti tranquillement (je l’entends encore dire : “ils sont fous ces vététistes…”).
Nous voila enfin sur l’ancienne route romaine du plateau de Cavillore avec, au bout, une magnifique vue sur Gourdon en contre-bas et tout le bord de mer : magnifique! Mon 9.2 fait un bruit bizarre, il y a un jeu vers l’arrière mais j’arrive pas à le localiser… Tant pis, il est temps d’attaquer la descente vers Gourdon, superbe chemin avec de beaux lacets. Technique tout en permettant une belle vitesse, bref du bonheur… toujours trop court evidemment. Il a juste manqué quelques parapentes dans le ciel pour que le tableau soit parfait… En bas je me rends compte que c’était la biellette de l’amortisseur qui était desserrée et qui donc avait du jeu, oups…

S’ensuit un chemin pour rejoindre les sources du Naouq (!) et enfin la piste qui traverse les Bois de Gourdon. On quitte vite cette piste pour emprunter un chemin qui la coupe, encore un chemin descendant ludique avec pas mal de pierres, marchottes,… Olivier se fend d’une belle gamelle pour immortaliser le moment (et perdre par la meme occas son bidon). On rejoint la D3 pour partir en face en direction du Garagai (tout simplement Gouffre en provencal), impressionant. Quelques freinages aproximatifs, quelques virages en live et faut se rendre à l’évidence : mon pneu arrière est crevé. Je regonfle en espérant finir…
On rejoint le canal du Foulon qu’on remonte en direction de Gourdon…

Et là, voulant faire comme Gilou et autres illustres prédécesseurs (j’en fait trop?), on s’essaye à leur parcours… mais par une approximation au niveau de la carte (et du GPS qui captait moyennement) et la peur d’arriver à la bourre exacerbée par mon pneu degonflé, on tourne trop tot (50m environ) pour finir en freestyle à Bar Sur Loup et s’enquiller la descente sur la route jusqu’au Pont Du Loup.
Fullstop pour moi, 13h, just on time et 20km 500m+ 1000m- … Mais Olivier continue. Il y est peut-etre encore… Olivier t’es ouuuuu????
