Mon retour en France était notamment l’occasion de me remettre au sport plus intensément et reparticiper à des raids aventures. Jérôme et Marion, de retour des US, avaient une envie similaire alors nous voilà en quête d’un raid… Pour s’assurer une bonne ambiance, on privilégie les raids sur 2 jours avec plus de 2 personnes, le Raid de Mougins ajoute la cerise sur le gâteau en obligeant aux équipes d’être mixtes. Olivier est bien sûr de la partie pour se faire mal! On sera l’équipe numéro 15 « GIGN ». Le programme est alléchant:

Vendredi soir:

Stade la Valmasque à Mougins

Première épreuve lors de votre arrivée avec la remise des dossards, du guide pratique pour le déroulement du raid, des cadeaux de bienvenue,…

 

Samedi départ du raid 8h30 – fin des épreuves 18h
Autour du lac de Saint Cassien

Journée chronométrée non-stop
Durée : entre 6h et 9h30 d’effort

Cross, départ en masse : 5km  Dénivelé : 80+
Kayak O’: 2,5 km

VTT : 38 kms (envrion 3h30/4h), dont road-book, tracé sur carte, suivi d’itinéraire,  environ 900m de dénivelé +.

Course d’orientation (optionnel, avec bornes horaires) : environ 10km, pendant la section VTT (à 2h30/3h du départ)
Epreuve de Kayak (cette année, épreuve à part entière, comptant pour le classement final)

 

Village de Mougins
Course d’orientation nocturne, 1 heure max.

Dimanche départ du raid à 8h
Entre 3h et 4h d’efforts cumulés

VTT biathlon

Course à pied
Epreuves diverses

Orientation

N’ayant presque pas fait de VTT pendant mes >3ans en Espagne, je me remets au VTT sérieusement à raison de 3 sorties par semaine ce qui me permet de rapidement retrouver la forme. On fait aussi un entrainement 1 fois par semaine avec Jérôme et Marion en montant la difficulté graduellement (on finira avec 6km à pied enchainé avec 34km de VTT la semaine avant le raid). De son coté, Olivier fait du foot 3 fois par semaine et du marteau piqueur le reste du temps (sic).

Le jour J est là! Jérôme et Marion arrivant dans la soirée du vendredi, on s’occupe des formalités d’inscription avec Olivier et de la première épreuve, tir à l’arc (tous les équipiers n’étant pas obligés de tirer). 6 flèches d’entrainement chacun et même si je fais un centre, Olivier est bien meilleur que moi et on décide qu’il tirera seul les 12 flèches qui comptent pour l’épreuve. A part une première ratée, il fait un beau tir groupé qui nous rapporte 99points sur 120 possible (on est 1er de cette épreuve sur les 39 équipes classées, 45 équipes partantes). Il gagne aussi un bel oeuf sur son avant bras gauche, la corde de l’arc l’ayant frappé à chaque tir!

On part ensuite avec le van bivouaquer à 100m de la base nautique de St Cassien, lieu de départ du raid le lendemain. On commence à préparer nos affaires et on finit avec Jérôme et Marion qui arrivent vers 23h15. Jérôme installe notamment un « tire-minette » sur mon vélo: c’est une laisse à enrouleur de 3m avec mousqueton au bout pour tracter en VTT. Le vélo tracté ayant une boucle faite avec un tendeur/sandow sur le cintre pour recevoir le mousqueton. Jérôme et moi avons une laisse, Marion et Olivier, la boucle pour être tracté. Pour la course à pieds, Olivier a récupéré des élastiques pour là-aussi pouvoir se tracter mutuellement.

On se couche vers 1h du mât pour un lever à 6h45. On déplace les voitures pour être au plus prés et on se prépare (pose des VTT au parc à vélo et divers finitions des sacs). Les épreuves s’enchaînant, on s’applique pour pas perdre du temps aux transitions.

8h30, le départ est donné pour le trail de 5km /80m+. On court plutôt bien, tout d’abord sur du goudron mais heureusement la terre finit par arriver au bout d’un moment. On est pas à la tête mais elle n’est pas non plus à 1km. Aprés une grande montée et alors qu’on sent que la fin est proche, une grande descente pentue sur goudron s’annonce. Un bénévole nous lance que l’arrivée est en bas…la pente est raide et même si j’essaye de dérouler, ca commence à faire mal un peu partout. Une fois en bas, on se rend vite compte qu’on est encore loin de l’arrivée et que les 5km annoncées en font 7km (vérifié sur carte). Je commence à être dans le dur, Jérôme reste avec moi pendant qu’Olivier et Marion galope à 50m devant. Euh, l’élastique pour se tracter cela aurait été bien maintenant, non?? Mais ils sont trop loin et ne semble pas fléchir pour m’attendre. Néanmoins, je reste au contact et ne me traîne pas non plus.

On arrive enfin à la base nautique pour enchaîner sur le canoé. Chaque bateau a une carte différente avec 2 balises à poinçonner. Je pars avec Olivier (moi devant, orientant, et lui menant le bateau) et Marion avec Jérôme (Jérôme zigzaguant et Marion poinçonnant ;) ). On arrive 2-3min avant eux ce qui permet de les aider à sortir. On enchaîne sur le gros morceau du jour, le VTT. 38km annoncés en suivit d’itinéraire sur une carte IGN (A4 recto-verso) avec une CO à pieds au km 22. Il y a en tout 8 Check Point, cf. carte ci-dessous (le recto):

Carte VTT recto

Le CP1 se rejoint vite et on attaque ensuite le tour du lac de St Cassien que j’ai parcouru déjà il y a une dizaine d’année. Rien de bien difficile même si des petites montées et descentes s’enchaînent. Je tracte 1 ou 2 fois Marion mais jamais sur une grande distance. On prend un peu d’eau à la volée en sortie avant d’arriver le long de la route, qu’on évite soigneusement par un tracé ingénieux. S’ensuit un single remontant le long du « Vallon du Chemin Charretier », on est quelques personnes à se suivre et je suis juste derrière une fille qui a visiblement des bonnes jambes mais pas de technique: la moindre racine ou difficulté la fait poser un pied à terre. Elle est plutôt dynamique à chaque fois et arriver à tous doubler étant un peu difficile, on reste gentiment à l’affût derrière. J’encourage mes coéquipiers en leur indiquant la distance qu’il reste jusqu’à la CO…mais rapidement je me rends compte que la distance que j’annonce n’est pas compatible avec ce que je vois: la CO est au CP numéro 6, au verso de la carte, et rien que la distance pour sortir de la carte (et donc passer au verso) est plus grande que ce qu’il est censé rester au vu de mon compteur. Après le trail de ce matin, on commence à se dire que les organisateurs ont sérieusement minimisé les distances.

On arrive au CP2 et on poursuit. Après un virage ca commence à monter raide. Pour l’instant tout va bien et à l’amorce de la descente, on double des équipes qui ont des problèmes techniques. On se retrouve avec l’équipe 17 d’Aurélien (2ème au classement final) et n’ayant plus grand monde en visu, je vérifie régulièrement la carte (en descente entre 2 ornières) pour valider notre avancée.

Arrivée au CP3, on apprend que l’on est 6ème! On est plutôt étonné mais ça donne du coeur à l’ouvrage! Une belle montée commence: un peu plus de 100m+ sur 2km. Je tracte Marion sur quasiment toute la montée. Y a pas à dire, tracter fait travailler les cuisses! à 300m du CP4, je lâche Marion car Olivier et Jérôme sont loin derrière. En fait Olivier à coulé une bielle dans la montée et a eu un gros de coup de mou.

Fidèle à sa stratégie lors de la traversée des Pyrénées, il ne s’arrête pas au CP4 et file tout droit. Le CP5 est sur le verso de la carte (impossible à tourner en roulant) et le chemin indique 2 descentes dangereuses avec un poste de secours après chacune d’elles. Je suis avec Olivier dans la première descente, on envoie du bois même si plusieurs fois, avec les gros blocs de roche présents, je me dis qu’il serait dommage de se boiter ici…ca doit faire trés mal. On suit pas mal de gens et d’autres nous suivent.

Le suivit d’itinéraire est une science complexe. On a un penchant naturel à suivre ceux qui sont devant nous. Lire une carte en roulant n’est pas aisé et quand ça tabasse, c’est impossible: on est déjà concentré à placer une roue avant qu’on ne voit pas car cachée par le porte-carte. Donc au lieu de suivre en temps-réel notre position sur la carte, je note dans ma tête des points remarquables régulièrement. A un embranchement, j’invite Olivier à suivre tout le monde qui part à droite d’autant que ça se fait naturellement dans le mouvement. Une centaine de mètre plus loin on croise une rivière et on ne croise toujours pas le poste de secours qui est censé être en bas de la descente dangereuse. Une alarme bipe en moi et je profite de la montée non roulante qui suit pour bien regarder la carte et partager mes doutes avec une autre équipe. L’autre équipe est sûre d’elle mais sans vraiment être capable de justifier ni vraiment montrer une aisance à lire la carte. En haut de ce raidillon, je stoppe complet je re-regarde la carte, je suis maintenant quasi sûr d’une erreur et on commence à rebrousser chemin, confirmé par une équipe qui a fait demi-tour plus loin. Heureusement, Jérôme et Marion, un peu distancés dans la descente et sans carte, on fait la même erreur. On se retrouve tous et on enchaîne en retrouvant l’embranchement où on croise à nouveau l’équipe d’Aurélien (j’avais pas vu qu’on les avait doublé). Néanmoins le poste de secours qui a pourtant permis de me dire qu’on était sur le mauvais chemin, était absent du bon chemin aussi! On enchaîne donc sur la deuxième descente dangereuse. Plus courte, on arrive vite au deuxième (mais en fait seul) poste de secours bien présent au niveau d’une route.

60m+ à monter sur route, je tracte Marion mais on met encore plusieurs dizaine de mètres à Olivier qui commence à coincer de plus en plus. La descente qui suit, avec une partie dangereuse sur le bas est assez encombrée et doubler est quasi impossible (les seuls qui tenteront se sont fait remettre à leur place rapidement). on arrive au CP5 et j’en profite pour tourner la carte car on attaque le verso, cf. ci-dessous:

Carte VTT verso

La CO à pieds est au prochain CP, signe pour Olivier de la fin du calvaire. Je suis toujours devant car avec la carte. Le sentier chemine gentiment plutôt à plat puis après en descente. Un gros embranchement arrive et j’attends les autres qui ne tardent pas trop. Jérôme m’annonce qu’Olivier a vraiment du mal et je décide donc de l’attendre pour l’encourager. En effet, il a bien le visage fermé et avoue avoir même du mal en descente. Malgré son manque de lucidité, il s’est quand même arrêté pour ramasser une chaussure qu’un concurrent avait perdu de son sac (le fameux José de l’équipe 41). Une courte descente nous amène à traverser une rivière dans l’élan (avec plus ou moins de bonheur) puis un gros raidillon de l’autre coté où Jérôme et moi aidons respectivement Marion et Olivier à pousser leurs vélos. C’est enfin la route qui nous amène au CP6 et la délivrance pour Olivier. On est toujours 6ème!

On se ravitaille, on re-remplit les camelbak, on laisse les affaires de vélos. Je vais vite pointer la balise 2 qui se trouve à 50m du CP6. On nous donne 2 cartes ce qui permet à Olivier et moi d’orienter ce qui est beaucoup plus confortable qu’être seul. La carte est une carte IGN zoomée mais sans échelle (grrrrr). Les balises sont à prendre dans l’ordre que l’on veut avec une pénalité de 30min par balise manquante. Il y a du dénivelé (200m+ annoncé) et le soleil commence à taper trés fort. On se met rapidement d’accord sur un ordre de prise de balise avec Olivier et on démarre. La première est facile mais la deuxième nous oblige à monter raide et passer dans une zone sans chemin soi-disant la carte. on jardine un peu (avec José de l’équipe 41 ;) ) mais on s’en sort assez vite. Puis on enchaîne une bonne descente en trottinant pour arriver au bord de la rivière. La balise est de l’autre coté. Une équipe qui était devant nous se met à l’eau (1m de fond sur 20m)  mais nous, malins comme des singes, on longe un peu la rivière pour trouver un endroit plus commode. On décide de traverser….il y a 1m50 de fond!! Je porte mon sac et celui de Marion à bout de bras pour les maintenir hors de l’eau. Marion n’arrive pas à se lancer car elle va devoir nager (oups!). Olivier qui avait commencé à traverser là où il y avait 1m de fond râle (je vois pas pourquoi) d’autant qu’il s’est vautré dans l’eau en remontant sur la berge :) . Le positionnement de la balise nous semblait clair mais c’était sans penser que nous étions sur une carte IGN avec des sentiers non marqués…on jardine quelques minutes notamment dans une propriété privée (les propriétaires nous ont ouvert le portail pour sortir donc pas trop rancunier ;) ). On repart pour une grosse montée. Personne ne court et on essaye d’avoir un bon rythme en marchant. En sortie de cette balise qui se trouvait sur un sommet, Olivier est un peu perdu donc je prends le relais pour la deuxième moitié de l’orientation. On enchaîne les balises avec des passages dans une végétation aggressive, une montée sur route où on ne trouve pas la force de courir, une montée bien raide en plein cagnard où c’est dur pour tout le monde et c’est enfin la redescente. Cette CO était avec des contraintes horaires au départ (on était large) et à l’arrivée. On surveillait régulièrement et on commençait quand même à s’en approcher dangereusement. Heureusement les balises s’enchaînent sans surprise, et on courre dans la grande descente finale puis la route qui nous remonte gentiment à la fin de la CO. On est seulement à 45min avant la porte horaire (!) ce qui me fait dire que peu d’équipes arriveront dans les temps (en effet seulement 15 équipes sur 39 feront toutes les balises dans les temps). On refait le plein des camelbak (on a du boire 8litres d’eau dans la journée…ce qui explique aussi les 20 arrêts pipi) et on repart pour le VTT qui doit nous ramener à la base nautique pour un arrêt du chrono. Je n’ose annoncer de distance tant celle de la première partie était sous-évaluée.

Au départ, j’annonce où on doit passer mais je me fais encore avoir par les équipes qui nous précèdent juste (et Marion) à partir sur un chemin qui n’est pas le bon. Je corrige très vite ce qui permet de doubler les 2 équipes qui nous précédaient. Le chemin suit la rivière avec des montées et des descentes mais rien d’extrême. Le chemin est très sympa et ça me fait personnellement du bien de rouler (à d’autre moins :) ).

On arrive au CP7 et le chemin devient plus pierreux et cela monte. C’est trop technique pour tracter mais cela va pas trop mal. Le CP8 est encore loin et la base nautique étant sur le recto de la carte j’ai du mal à motiver les troupes en leur indiquant la distance à l’arrivée. On longe maintenant la route sur une grande piste en faux-plat montant. Marion n’est pas loin derrière moi, Jérôme un peu plus mais c’est surtout Olivier qui coule sa deuxième bielle. Je le vois un peu tard et n’est pas le réflexe de lui proposer de le tracter.

On arrive enfin au CP8, dernier Check Point et signe que l’arrivée est très proche. C’est néanmoins un peu paumatoire et étant seul je fais attention à l’itinéraire. Jérôme crève à 1.5km de l’arrivée! les boules! On voit quelques équipes nous doubler et on repart. On doit passer sous le grand pont du lac de St Cassien par un portage scabreux et ensuite c’est l’arrivée interminable vers la base nautique: on monte, on descend des butes sans en voir la fin! On double 1 ou 2 équipes et enfin nous y voilà!! après 7h41 d’effort intense!

On finit 9ème de cette section (les premiers mettent 6h19).

On a le temps de se ravitailler, relaxer un peu et après on doit enchaîner sur une épreuve de canoë  »ludique » (pas vu grand monde rire pourtant :) ). Il y a un parcours court donc intense avec des slaloms, de la marche arrière, re du slalom puis chacun de nous 4 doit tirer à un but à 10m du canoë (1 but = 30 sec de bonus). Le but, c’est 2 petites cages accolées l’une à l’autre. L’organisation nous conseille de viser au milieu au lieu de viser spécifiquement une des cages. On refait les mêmes équipes que ce matin. On avance plutôt bien mais on loupe tous les tirs (Olivier fera le poteau…du milieu, il a suivit la consigne!).

On finit 14ème de cette épreuve (dommage, on avait le 2ème temps sur le parcours canoë mais la plupart ont réussi au moins un tir).

La partie « jour » du Samedi est fini et on doit se rapatrier sur le stade de la Valmasque à Mougins pour la suite. On décide de ne pas traîner pour pouvoir bien s’installer là-bas et prendre des douches tranquilles.

Fleur, Fiorella et les enfants nous y retrouvent. On est plutôt très contents de notre première journée et cela nous met même la pression pour la suite. Ce soir, c’est une CO de nuit dans le village de Mougins. Olivier, en bon ancien élève d’école d’ingénieurs, a récupéré les annales de l’épreuve (la CO de 2009) ce qui permet de voir que la CO ne se limitera pas qu’au village perché mais qu’il faudra sans doute redescendre tout en bas (environ 120m+) et donc bien réfléchir à l’ordre de prise des balises.

On fait partie de la première vague de départ en bus pour le village à 22h. Le départ est donné toutes les minutes. Il y a 19balises à prendre en moins de 1h. J’ai mal aux adducteurs et au genou et on est tous grosso-modo bien cassés. Encore une fois, on nous donne 2 cartes ce qui permet à Olivier et moi de s’épauler. La carte à poinçonner est obligatoirement mise sur la fille donc c’est Marion qui devra faire le « lapin » pour tout bien poinçonner. Top départ! On se met trés vite d’accord sur l’ordre de prise des balises, cf: carte de CO ci-dessous:

Carte CO Nocturne

On va vite prendre la 2 puis la 9, on merdouille un peu sur la 7 en la prenant à revers mais on perd max 30sec. Je prends la suite avec la 3, la 19 (tout prés de là où on habitait il y a 10ans), la 6, la 17 (20sec de perdu car on osait pas rentrer assez dans le bâtiment) puis la 18. Et maintenant c’est le choix fatidique, soit on joue la sécurité pour choper la 15/16 en remontant puis redescendant soit on joue le coup du sombrero en passant hors-carte (ce qui n’est pas interdit). On tente le sombrero car même si on court jusqu’à maintenant on est pas frais et s’économiser 45m+ cela n’a pas de prix! Problème, dés le premier embranchement, on est pas d’accord avec Olivier. Jérôme nous lance de bien se caler par rapport à la carte et je lui réponds qu’on est déjà hors carte :) . J’insiste auprès d’Olivier reconnaissant la configuration de cette partie de Mougins même si je suis pas sûr à 100%. Ce fut le bon choix et malgré un deuxième souci un peu plus loin, on accroche la balise en ayant gagné du dénivelé et de la distance (et la surprise de la Police Municipal qui pensait pas nous voir passer là). On remonte ensuite sur la 15 sans problème puis c’est la longue remontée sur le village. Olivier me tracte dans la montée car je commence à caler. On oriente ensemble la 13 et 4 sans problème mais il commence à perdre le fil sur la 10. Etant toujours calé, on décide que je poursuis seul l’orientation et Olivier fait le « lapin » avec Marion. Il reste 6 balises dans le villages, c’est très précis et technique et j’arrive à rester bien concentré pour faire un sans faute en courant tous.

On fait 38min30 soit le 6ème temps (les meilleures mettront 35min15). On est bien contents et même étonnés d’avoir réussi à courir tout le long.

C’est fini pour le samedi!!

Les épreuves du dimanche n’étaient pas clairement détaillées sur le programme du raid sur internet. Maintenant on en sait plus et cela nous fait peur. Il y a un trail de 6km/150m+, une CO de max 1h15 puis un VTT de 14km/300m+. Les épreuves sont séparées au niveau du chronomètre et donc du classement. Pour le trail et le VTT, du « biathlon » (tir à la carabine à 10m façon biathlon) vient rajouter du bonus temps suivant le nombre de cibles touchées. Cela veut dire qu’on va avoir un gros effort course à pieds et que surtout les épreuves sont beaucoup plus explosives ce qui n’est pas forcément notre point fort.

Le départ du trail se fait en fonction du classement après toutes les épreuves jusqu’alors. On fait partie de la vague entre la 4ème et la 8ème place. On tir vite et bien car on fait tous 5/5 et on sort les premiers du stand de tir. Les autres de notre vague nous rattraperons assez rapidement tant ils sont plus à l’aise que nous en trail (et surtout moi qui tire bien la langue sur la fin). On court forcément moins vite que hier et on marche sur les portions de montée raide.

On finit 20ème du biathlon/trail. Beaucoup de monde ont 5/5 ou 4/5 au tir car c’était un tir avec appui donc peu de différence due à cela.

On arrive au ravitaillement avec une surprise, il y a une épreuve de force à faire: il faut pousser à 4 un truc qui fait 100kg sur environ 150m sur l’herbe. Un truc de malade. On s’écroule littéralement sur cette épreuve et on finit en 1min14 avec le 28ème temps. 4sec de moins et on gagnait 2 places au général!

Ensuite on rejoint en marchant le départ de la CO. La CO se passe dans la Valmasque ce qui en fait une CO très technique tant la végétation et le nombre de sentiers rend la chose complexe. C’est une course au score: chaque balise vaut un nombre de points et on doit en prendre le maximum en moins de 1h15 (sinon on a des pénalités qui coûtent très vite chères). Habituellement, sur ce type de CO, les « habitués » ramassent toutes les balises et la différence se fait au temps. C’est d’ailleurs ce qui est annoncé par l’organisateur: « 50min d’effort ». Voici la carte:

Cartes CO

On nous donne encore 2 cartes et on se met encore vite d’accord avec Olivier pour choisir l’ordre de prise des balises.

On fait la 1 et la 4 sans problème,  la 2, la 3 et la 11 plutôt bien. La 5 était bien cachée, on perd peu de temps et on aide d’autres équipes. Cela s’enchaîne pas mal mais on court presque pas, on est cuit. La 13 et la 7 sont ok. Sur la 18 je fais un mauvais choix que je referais à posteriori (les joies de la Valmasque) et on perd une minute bêtement d’autant qu’on oublie après notre lapin Marion qui revenant de poinconner la balise ne nous voit plus :) .

Je regarde le temps et on se rend compte qu’on aura jamais le temps de prendre toutes les balises. Ce n’est pas grave, notre tour est shuntable suivant le temps. On enchaîne sur la balise 9 où on merde un poil sur l’attaque (Olivier loupe le chemin) et sur la sortie (je veux prendre un chemin bien marqué sur la carte mais impossible à trouver sur le terrain) mais on perd pas des tonnes de temps. La 17 est simple et on commence à remonter avec la 12. Le temps limite commence à être stressant et on commence à speeder pour être sûr de ne pas choper de pénalités. C’est à ce moment qu’on est en désaccord sur le chemin à prendre avec Olivier…heureusement, là aussi, on perd pas beaucoup de temps (Olivier avait regardé où était marqué le numéro 16 au lieu de se focaliser sur le cercle indiquant la balise). Jérôme commence à paniquer pour le temps et me demande toutes les 30secondes le temps qu’il reste. Je lui réponds de se taire et de courir: je préfère m’assurer de l’orientation vers la balise 6, dernière avant l’arrivée, plutôt que regarder la montre: il faut de toute facon courir à bloc! On arrive finalement dans les temps en 1h11:30…

On finit 15ème de cette épreuve, ce qui prouve bien que n’ayant pas énormément courru, on a globalement bien orienté. Seulement 1 seule équipe (les vainqueurs) arrivera à prendre toutes les balises dans le temps imparti.

Dés que je m’arrête, mon genou droit me fait extrêmement mal. Je n’arrive presque plus à le poser à terre et alors que j’envisageais le VTT comme une partie de plaisir (à l’inverse d’Olivier :) ), je commence à en douter.

L’épreuve de VTT commence ici aussi par un biathlon mais sans appui. On tir tous les 4 ensembles et je suis celui qui fait le moins bon score: 2/5, je m’en veux d’autant que j’étais sûr d’avoir la cible dans le viseur à chaque fois! Bref, on part pour 14km de VTT. Sur les premiers 500m, les craintes sont fondées et j’ai mal au genou droit. Puis, il devient chaud et je le sens presque plus. Je reprends les devant et essaye de motiver les troupes. Le parcours est vraiment superbe mais laisse peu de place à la détente. Olivier commence à caler quand les premières montées arrivent puis le long du « Vallon de Freyourouo » (Marion et Jérôme, restés derrière, doivent freiner pour pas le doubler! :) ). On ré-attaque des montées et je tracte Olivier sur quelques unes (pas facile car cela reste technique et court). Difficile de donner des indications de distance mais on sent clairement qu’on se dirige à nouveau vers le stade, lieu de l’arrivée….sauf que non, l’arrivée n’était pas au stade (ils l’avaient dit) et, au milieu de nulle part, 2 retraités me disent « Arrivée »… Je suis un peu interloqué, je dis « Quoi? » puis leur demande si le chrono est arrêté ce qu’ils me confirment. Puis arrive Olivier, qui continue voulant rester concentré sur son effort et qui  me lance « c’est par où Pascal? »… moi: « c’est l’arrivée »…lui: « Pascal putain c’est par où!! »…nous tous: » c’est l’ARRIVEE!!! »… »hein?!? »

On retourne au stade de la Valmasque pour une dernière épreuve qui compte pour des bonus pour le VTT: un relais biathlon: on a 2 min pour tirer chacun à notre tour en tir sans appui. Marion loupe de peu sa cible et on fait 4 tirs bons en 2 minutes ce qui était le record (et m’a permis de me rassurer sur mes tirs d’avant VTT). Au final on a 9min30 de bonus, le record étant 10min (plusieurs équipes).

On finit 12ème du VTT/biathlon ce qui confirme ma sensation qu’on avait bien limité les dégats (oui Olivier était cuit mais on allait quand même à un bon rythme).

 

Bilan, on finit 10ème du raid (résultats ici: resultats raid nature 2011)et on est vraiment contents! Le raid en termes de parcours (bien techniques et difficiles) et d’organisation était au top (nombre impressionnant de bénévoles). Des détails, comme les repas, étaient aussi parfaits…vraiment rien à dire sauf les mini-bugs de distance, le poste de secours manquant et des cartes sans échelle (c’est vraiment pour dire quelque chose).

Le live de notre épreuve peut être rejoué ici: http://www.mygeolive.com/geoPortal.aspx?pid=21&sid=bffe18dd-a21f-4d1b-a97e-0ebe9200203f&lang=fr (pour le samedi, la batterie a rendu l’âme en allant vers la balise 16 de la CO au milieu du VTT, donc plutôt vers la fin de la CO et pour le dimanche, il y a le trail et la CO)

 

 

Marié, 3 enfants en bas ages, j’ai maintenant que peu l’occasion de partir rouler à la journée en VTT. Alors quand l’occasion se présente, non seulement il faut pas la louper, mais il faut du gros, du lourd pour tenir les 6 prochains mois…bref un bon sale plan, faire sa trace dans la montagne…Où aller? Le Canigou est la montagne mythique des Catalans et même si elle est sur ma to-do list, c’est trop loin pour la journée. Autre montagne emblématique des catalans, la Pedraforca… Il faut dire que ses 2 sommets en jettent.

Les 2 sommets de la Pedraforca

Renseignement pris, c’est « impossible », trop « extrême » de faire quoi que ce soit en VTT là-bas…Il y a une tartera impressionnante (pierrier en Catalan) etc….mmmm…J’irais là-bas!!

C’est vrai que les photos sont impressionnantes, c’est vrai que le dénivelé aussi (40% de pente sur 2km pour la descente) mais bon, j’ai pas d’autres idées dans mon tiroir et tout ça a aguiché ma curiosité.

Carte + Profil

9h45 je suis prêt! hop hop le chemin est large mais commence à devenir très raide et avec les cailloux qui le parsèment, au bout de 20min je suis déjà pieds à terre. A peine 50m de dénivelé effectué….

Commence la poussette, en forêt, sur une pente de 30-40%, avec des racines partout… un truc de ouf… Je me dis que ce sera meilleur après.

racines racines et encore racines IMG_2665.JPG Pause barre de céréales

300m de dénivelé plus tard je débouche dans une petite clairière, fini la forêt!

Fini la forêt, le chemin serpente dans le pierrier en face

Place à une ambiance minérale…par contre je pousse/porte toujours :( , il reste 500m de dénivelé.

Maintenant le chemin est sur la crête du sommet supérieur. Un éboulis à monter, je dois mettre les mains pour grimper (avec un vélo de 17kg sur le dos, c’est folklo…faut assurer chaque pas)…Je finis par m’inquiéter, je me suis trop écarté de la piste d’après le GPS…je ne vois plus de balisage… oups… je redescends, sans vélo, pour vérifier que je me suis bien trompé: le chemin est 40m en contrebas. La descente sans vélo ayant déjà été périlleuse, je préfère choisir de couper dré dans le pentus…pas sûr que ce fut meilleur, j’ai même du faire de la luge sur mes fesses en soulevant le vélo à bout de bras… mais bon.

Au milieu du pierrier optionnel, face amont Au milieu du pierrier optionnel, face aval

Je récupère donc le chemin et, ce qui de loin semblait un gentil chemin serpentant dans un pierrier, se révèle un chemin à 30% de pente, raviné par les cailloux.

Le chemin très glissant qui monte dans le pierrier Encore une fois la photo rend  pas la pente, on est environ 30%

Donc la poussette/portage continue… Je fais même beaucoup d’hommages à Michael Jackson et son moonwalk: 2 pas en avant, je glisse et je me retrouve derrière. C’est dur, très dur…chaque fois que je dois mettre le vélo sur l’épaule, quand je ne peux pousser, c’est de plus en plus douloureux. Mes tendons d’achille me font mal, à forcer tant penché en avant à cause du vélo. Le dernier raidillon est encore un calvaire et quand je vois 2 randonneurs, en chaussures de rando + batons, souffrir eux-aussi, je me demande ce que je fais là avec mes chaussures de VTT, sûrement les meilleures pour pédales plates, mais pas vraiment adaptées pour la rando sur pierrier, et mon vélo de 17kg, beaucoup moins pratique que 2 batons de 200g…

13h, je suis en haut! à l’Enforcadura, sorte de col entre les 2 sommets de la Pedraforca. En bon venturi naturel, le vent souffle fort, je descends de quelques mètres pour être abrité et manger tranquillement. Les randonneurs présents s’étonnent tous de voir un vélo arrivé ici… J’entends des « …con biciiiiiiiii!!! » fuser depuis les groupes de randonneurs descendant du sommet supérieur.

Arrivéeeeeeee! Content d'être en haut mais exténué

Bilan de la montée, 3h de poussage/portage pour 900m de dénivelé très difficiles à cause de la pente et des éléments (racines au début, pierrier ensuite), 20min de vélo au début. Je fais fort me dis-je…heureusement que j’ai emmené personne dans cette galère. Je suis crevé… mes jambes sont des poteaux de bois. Je mange et essaye de récupérer… attaquer une descente difficile pas lucide, c’est la chute assurée…et là, la chute risque de faire mal.

La descente, du moins ce que j’en vois, s’annonce difficile mais faisable. Je regarde par où passer et je me lance, un peu fébrile au début à cause de mes jambes de bois empêchant d’être souple sur le vélo. Au début, c’est des sortes de marches avec de l´herbe et malgré la pente, en se mettant les fesses sur la roue arrière et grâce au grand débattement et les freins à disque de 200mm, ça passe.

Puis j’arrive face au pierrier…

La tartera...c'est pas de la tarte!

Rien à faire, la pente est trop raide et l’adhérence nulle. S’élancer là dessus veut dire chute avec glissade sur plusieurs centaines de mètres. Je suis donc reparti pour une session d’accompagnement de mon vélo à pieds. Après les efforts de la montée, maintenant il faut aussi faire très attention à la chute. Si en plus je lâche le vélo celui-ci se retrouve plusieurs centaines de mètres plus bas. D’ailleurs les randonneurs sont aussi vigilants: de grosses caillasses se décrochent parfois et il faut faire attention à pas se les prendre dessus.  Encore une fois, mes chaussures et mon vélo ne sont pas des bons compagnons pour cette descente. Je finis même par trop glisser et à chuter, en gardant le vélo avec moi, lourdement la cuisse sur une grosse pierre. Je reste allongé quelques secondes car j’ai terriblement mal.

Aie aie aie

Le pierrier commence à avoir de plus grosses pierres et la descente devient un peu plus facile. Je prends à droite pour suivre le chemin PR 123 mais bizarrement tout le monde continue sur le pierrier. Je comprends vite pourquoi car je me retrouve dans une galère avec un chemin zigzaguant avec des rochers partout, une flore hostile qui me pique partout…Je me sens seul au monde! Chaque pas est vraiment une victoire, essayant toujours d’éviter de perdre le vélo, ou moi-même!, dans une glissade. Évidemment, c’est à ce moment que je n’ai plus d’eau… pourtant j’avais pris 3l d’eau le matin…

Je me retrouve enfin en haut d’un petit pierrier que je descends pour rejoindre le bas du pierrier principal et tous les randonneurs. Je cherche un chemin qui part à droite que personne ne semble connaître. On m’indique que le refuge n’est pas loin, que c’est un chemin pour y aller et que la galère est finie. Je n’ai plus d’eau, un chemin « sûr » pour rouler me dit bien, donc je choisis d’aller en direction du refuge…cela me rallonge un peu mais je préfère avoir de l’eau pour la suite.

Je roule sur 20m et je m’arrête…Le chemin est très étroit (le cintre ne passe souvent pas), parsemé de racines faisant des dépressions de 1m, d’énormes rochers m’obligeant à porter le vélo, quelques passages avec 100m de vide à droite… Je pousse, je porte, je suis mort!!…tellement que quand une des rares fois où je monte sur le vélo sur 20m pour traverser un pierrier, ma roue avant part dans le pierrier et j’ai  juste le temps de me lancer de l’autre coté…heureusement le vélo s’arrête 2m plus bas seulement.
Le chemin qui me vaudra encore de belles poussettes Trop étroit, trop...piquant!

Voilà le refuge! je fais le plein d’eau et je repars…cette fois le chemin est large, toujours parsemé de racines mais tout à fait passable du à la largeur du chemin. Je prends enfin du plaisir à faire cette descente technique où le placement de la roue avant au bon endroit est primordial (d’autant que je pense que ma fatigue m’empêcherait de rattraper une quelconque erreur). J’arrive sur une route que je descends tranquillement… puis vient une piste en plein cagnard avec encore une pente de folie…je mets pieds à terre, il me faudrait un plateau de 4 dents pour monter ça! 150m de dénivelé plus tard, s’annonce un petit chemin, à flanc puis en descente, très sympa, très joueur…un régal qui fait du bien après 6h30 d’effort.

Petite pause avant d'attaque le seul chemin sympa de la journée

J’arrive finalement sur la route qui m’amène gentiment à la voiture.

7h d’effort, à peu prés 1h de VTT sur ces 7h!!!!

Note: Je vous ai dit que j’avais été en plein cagnard toute la journée?

Les effets du soleil...

Alors que la Suunto X9i était plus que décevante en sensibilité GPS, Suunto vante les améliorations opérées sur la X10.

Il est vrai que la sensibilité a été grandement améliorée!… un test plus poussé bientôt.

Edit: voici le test http://www.expemag.com/gps/suunto-x10.html

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Garmin sort le GPS « rock’n roll »! Un ecran plus grand, une molette qui doit permettre une meilleure manipulation, que vaut ce GPS?

Test ici: http://www.expemag.com/materiel-voyage-nature/garmin-colorado.html

La famille s’agrandit mais vous ne pouvez pas vous arreter de rouler. Pas de probleme! Des remorques pour enfants existent et peuvent meme vous suivre dans vos escapades en VTT.

Le test ici: http://www.expemag.com/velo/chariot-corsaire-xl.html

Aujourd’hui, 15 aout, nous décidons de partir visiter le monastere de Montserrat. Donné pour être un des endroits les plus fameux de la Catalogne, c’est aussi un endroit trés réputé pour l’escalade avec des roches et des voies magnifiques. Nous, c’est avec les VTT dans la voiture que nous nous y rendons.

Le cadre est magnifique, le monastere tres beau et la montagne splendide (on comprend que ce soit une mecque pour grimpeur). Neanmoins, il y a beaucoup de touristes ce qui gache un peu. Il faut dire qu’on est un jour férié ce qui n’aide pas.

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Passons à la phase vélo. On redescend à la voiture (forcément loin vu le monde) et on remonte en vélo… Démarrage difficile avec une cote à plus de 10% pour arriver au monastere. J’avais répéré un chemin sur les cartes et il est confirme par un panneau qui indique les balades possible. Un coup d’oeil vers le vide pour voir le chemin qui serpente plus bas en direction d’une chapelle. Petite deception, c’est du bitume :-S mais au moins ca fera une balade tranquille.

Il faut quand même commencer par perdre 100m d’altitude et pour cela le chemin en bitume de 3m de large est raide et parsemé de marches. Les marches ne sont pas grosses mais Fleur n’est pas en confiance et descend en poussant le vélo: la pente lui fait peur. Elle finit par s’essayer alors que la pente est plus faible. Je passe devant pour écarter les gens qui lui font peur. Pas fait 10m que j’entends un gros badaboum derriere moi: Fleur vient de se vautrer faisant un demi-soleil avec vrille et reception du velo sur le dos. Fleur est choquée et le vélo aussi: la patte de derailleur est completement tordue.

Fleur reprend un peu ses esprits et je detord, un peu aussi, la patte de derailleur ce qui permet de rouler. Elle fini le reste des marches en marchant. Arrivé en bas, elle fait encore 50m mais elle se rend a l’évidence qu’elle est plus du tout en confiance et qu’elle a trop peur. Malgré, une suite qui semble sans marches, elle fait demi-tour et moi je poursuis faire la petite boucle seul.

Heureusement que Fleur n’a pas continué!! Je commence par poursuive une descente pleine de marches beaucoup plus grosses qu’avant puis attaque une montée à 20% avec une marche à passer tous les 10m: je souffle comme un boeuf!! C’est toujours à ces moments la que l’on rage quand on se rend compte qu’on est deja sur la plus petite vitesse! J’arrive enfin à la petite chappelle que l’on voit du monastère. Probleme: ou est la suite du chemin?? En fait, il y a une bifurcation 50m avant avec un vrai sentier qui continue.

Heureusement que Fleur n’a pas continué!! Au début à flanc mais avec des bosses et surtout souvent plusieurs centaines de metres de gaz juste à coté, le chemin continue avec une ascension dont la raideur et les caillous obligent rapidement de mettre pied a terre. Bizarrement, plus personne à l’horizon! Le touriste moyen aurait-il un rayon d’action limité à 500m ou au bitume?

Heureusement que Fleur n’a pas continué!! Je suis donc seul, à pousser mon vélo plus ou moins difficilement. Le thermomètre affiche 35°, le soleil brule mes bras mais le sentier continu inlassablement au milieu d’une sorte de garrigue se rappelant à moi régulièrement par les piqures de genévriers.

Heureusement que Fleur n’a pas continué!! Cela fait prés de 1heure que je pousse… Grand moment de solitude ou les pensées divaguent et ou l’on devient un robot répétant par automatisme les mouvements de déplacement du vélo par rapport au corps pour faciliter la poussée, se soulager, passer une bosse ou un virage. Cela fait prés de 1heure que je pousse mais je vois… des gens! Pas de doutes possible, au vu du niveau touristique de l’endroit, gens <=> chemin bitumé.

Cela ne rate pas, je finis les derniers metres du sentier sur le vélo et je débouche sur un sentier autouroute en bitume avec plein de personnes dessus. Reste juste a descendre vers le monastere. Je traine pas sachant que Fleur m’attend et que je ne pensais pas mettre autant de temps. 5 min de descente apres, je suis avec Fleur qui, entre temps, avait apris d’une francaise que le chemin que j’ai emprunté n’était plus entretenu suite à des éboulements. Bref, pas de quoi la rassurer!

Note pour plus tard: le monastère, oui, le VTT, non (par contre l’escalade…)

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Gros test d’eclairage VTT dans le dernier Bike. Sans doute le plus difficile test que j’ai jamais fait. C’est ma faute c’est moi qui l’ait voulu!

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Pour plus de details, un billet de Pierre vaut mieux qu’un long discours : lien sur blog de l’ASCVTT.

Un dossier GPS realise par mes soins avec l’aide de Cyril notre photographe nocturne et Ludo…

Dossier GPS dans Bike Nov 2006
et hop!

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La suite ici : Hors-Serie Voyages a Velos.

Dans le dernier PDA/Smartphone Magazine, j’ai teste les boitiers de protection pour PDA Otterbox (tres bon matos)… et je me retrouve en couv sur mon velo ;-) (c’est pas moi en haut a droite!):

Voici l’article au format PDF pour ceux qui veulent mettre un PDA (ou apparente) sur son VTT.

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